01/04/2021

« Faire partie d’Audacia nous permet de bénéficier d’une infrastructure générale dans plusieurs domaines. »

Peux-tu te présenter en quelques mots?

Je m’appelle Tristan Barras, j’ai 43 ans et je suis valaisan. Je suis marié et j’ai deux enfants. Je suis directeur de KissKiss.ch et passionné par l’informatique, les nouvelles technologies et tout ce qui touche au monde du sport automobile.

Peux-tu décrire ton parcours jusqu’à ton poste actuel?

J’ai d’abord effectué un apprentissage d’employé de commerce dans une société informatique. À 18 ans, j’ai pu fonder ma propre entreprise qui vendait du matériel Apple. Après une courte expérience à Lausanne, je suis revenu en Valais pour créer NextWay, un commerce de matériel Apple en ligne.
Ayant envie de changer d’air, j’ai ensuite décidé, avec deux de mes anciens employés, de fonder KissKiss. Ce projet sans grande ambition initiale visait plutôt une activité accessoire qui ne concernait que la vente de bougies et d’huiles de massage. Après une analyse du marché suisse d’objets érotiques, nous avons ajouté des sextoys à notre plateforme. Le petit à-côté se transformant en salaire mensuel, nous nous sommes lancés pleinement dans le projet KissKiss en 2010. Depuis plus de 10 ans, l’activité n’a cessé de croître.

D’où t’est venue l’idée de commercialiser des objets pour adultes?

Cela est véritablement parti d’une plaisanterie entre nous. Nous pensions initialement pouvoir bénéficier d’un petit bonus de fin d’année avec l’activité de KissKiss. À l’époque, ce type de produit n’était quasiment pas commercialisé, il y avait donc une brèche à exploiter. Désormais, la matière est moins sujette au tabou et est davantage ancrée dans les mœurs.

Pourquoi avoir tout lâché pour se concentrer sur KissKiss.ch?

Que ce soit par rapport aux marges, aux stocks ou aux risques, l’informatique était un secteur instable qui posait beaucoup de problèmes. À travers la vente d’objets érotiques, on ne rencontrait pas ce genre de complications. Le secteur n’étant pas encore suffisamment développé, nous avons aussi repéré un certain potentiel et un challenge à relever.

S’installer dans le digital est-il quasiment obligatoire pour un commerce de ce type?

Oui, clairement. Nous n’avons jamais imaginé l’ouverture d’un shop physique mise à part, à un moment donné, la mise en place d’un showroom avec nos best-sellers. C’est un type de commerce qui se prête parfaitement à la vente en ligne de par la discrétion et l’anonymat qu’il requiert, notamment en ce qui concerne la livraison.

Dans quel contexte et comment s’est déroulé le rachat de l’entreprise par Alexandre Bonvin et l’intégration à Audacia Group?

Les premiers contacts avec Alexandre Bonvin se sont faits par une connaissance commune. Tout s’est déroulé assez rapidement et assez facilement car nous étions sur la même longueur d’onde, Alexandre avait un réel intérêt pour ce domaine là. De notre côté, l’un des fondateurs souhaitant réorienter ses envies professionnelles, nous avions le choix entre reprendre ses parts ou trouver un repreneur. Le choix s’est finalement porté sur la vente de la société. En 2018, KissKiss.ch a donc été la première société acquise et intégrée à Audacia Group.

Quelle est l’importance pour KissKiss d’être intégrée à Audacia Group?

C’est surtout de pouvoir bénéficier d’une infrastructure générale, notamment au niveau du marketing et de l’optimisation des expéditions. Aussi, intégrer Audacia permet de faire partie d’un groupe plus important et de partager et de tirer profit des acquis et des expériences des sociétés que nous côtoyons au quotidien.

Comment se compose l’entreprise KissKiss?

Il y a tout d’abord la partie purement logistique qui concerne la réception et l’envoi des commandes et le retour des produits qui se font dans les entrepôts. Ensuite, il y a la partie “back office” qui est centrée sur le traitement des commandes et des demandes clients ainsi que sur la création des produits. Vient ensuite la partie marketing qui implique notamment la gestion des réseaux sociaux et l’email marketing et, pour finir, la partie développement qui touche au domaine technologique et à l’informatique.
De mon côté, je gère principalement la partie “back office” de la société, en collaboration avec une petite équipe jeune et dynamique. Je m’occupe également de régler les soucis de logistique et d’optimiser au mieux ce qui peut l’être.

Quelles sont les perspectives futures pour KissKiss.ch?

À court terme, il s’agit surtout de reprendre en main tout ce qui est en lien avec le marketing et qui a été mis un peu de côté ces derniers temps. Il faut également faire évoluer la plateforme en améliorant le design du site web et l’interface client afin de faciliter les achats.
Sur le long terme, l’objectif sera d’élargir le panel de produits afin de répondre à la demande ainsi que d’attirer de nouveaux clients, que ce soit par la publicité online ou offline. Nous avons également des projets de Cross Branding, soit la création de collaborations et de partenariats avec des entreprises étrangères œuvrant dans le même domaine.