04/03/2021

« C’est sans doute mon esprit curieux qui m’a poussé à me lancer dans l’entrepreneuriat. »

 

Peux-tu te présenter en quelques mots?

Je m’appelle Alexandre Bonvin, j’ai 27 ans et je suis valaisan d’origine et de cœur. Je suis entrepreneur par passion et une personne du monde.

Peux-tu résumer ton parcours en quelques points essentiels?

Je citerais d’abord mon départ pour Londres dans le cadre de mes études, grâce auxquelles j’ai pu développer mes compétences en économie et en finances. Cela m’a permis ensuite de travailler en « Private Equity » et de me perfectionner dans ce que je pensais au départ être ma passion, l’immobilier. Ne voyant pas assez de challenge dans ce domaine, j’ai eu la chance de tomber sur KissKiss.ch et de racheter cette société, ce qui m’a ouvert des portes dans le monde de l’e-commerce.

Pourquoi avoir choisi la vocation de l’entrepreneuriat?

Clairement par le biais de mon père qui est entrepreneur lui-même. À travers son parcours, j’ai pu observer les avantages et les inconvénients du métier dès mon plus jeune âge. J’ai également été attiré par la liberté que cela apporte, par le fait de pouvoir être actif dans quelque chose que l’on aime et d’avoir le loisir de suivre ses passions. Tous les matins, je me réveille heureux de faire ce que je fais actuellement et si je sens que demain ce n’est plus le cas, je peux me reconvertir dans une nouvelle passion.

Selon toi, qu’est-ce qu’il faut avoir pour être un bon entrepreneur?

Pour moi, c’est surtout de la curiosité et de l’envie d’apprendre qu’il faut avoir pour réussir en tant qu’entrepreneur. Une vision assez large est nécessaire pour pouvoir construire ses projets et les faire évoluer à travers le temps. Il ne faut pas non plus être fainéant, le travail doit être consistant sur la longueur et surtout bien planifié et organisé.

Quand est né ton esprit d’entrepreneur?

J’ai toujours aimé le business ainsi que vendre et discuter avec les gens. Je suis aussi de nature curieuse et c’est, selon moi, ce qui fait un bon entrepreneur. C’est sans doute mon esprit curieux qui m’a poussé à me lancer dans l’entrepreneuriat. Je recherche toujours de nouvelles choses à faire ainsi que l’amélioration du produit. Je vise également la pérennité de mon groupe et j’inspecte ce qui se passe aujourd’hui autour de moi mais également comment la situation pourrait évoluer dans le futur.

Qu’avais-tu comme objectif en ligne de mire initialement?

Tout d’abord, d’être indépendant, déjà au niveau financier. Mon objectif était de pouvoir subvenir à mes besoins et d’être libre de faire ce que je voulais quand je voulais. Il a également été difficile pour moi d’être dans « l’ombre » et d’être comparé à quelqu’un comme mon père qui a très bien réussi dans l’immobilier.

Dans quel contexte as-tu créé le groupe Audacia?

“Audacia” était le nom de ma première boîte immobilière créée en 2014 que j’avais lancée pour acheter et revendre des appartements à Crans-Montana. Quand j’ai racheté KissKiss.ch, j’ai créé une « holding » et j’ai décidé de garder le même nom. Par contre, à ce moment-là, je ne savais pas encore que j’allais exercer dans le commerce en ligne. Ayant conscience des challenges et du potentiel au sein du secteur, j’ai finalement décidé de m’éloigner du family office et de l’activité que j’avais avant pour me concentrer pleinement sur l’aventure Audacia. En fin de compte, cela s’est un peu fait par hasard.

Pourquoi s’être penché sur l’e-commerce?

Personnellement, je déteste aller dans les magasins. Notre génération a tellement été habituée à acheter et à comparer en ligne que l’étape du déplacement et de l’achat en magasin peut clairement être évitée. À l’heure actuelle, je pense que le e-commerce a clairement le vent en poupe. De plus, c’est un marché qui n’est pas encore suffisamment exploité à mon avis. Sa croissance s’intensifie mais elle n’est pas encore phénoménale, même aux États-Unis.

Le commerce en ligne touche aussi énormément de choses, surtout le secteur du marketing digital qui est différent de celui que l’on a l’habitude de connaître. Aimant les chiffres, j’ai tout de suite été fasciné par le marketing analytique et ses datas. Je trouve en effet très intéressant de prendre des décisions basées sur des données, aspect que l’on retrouve dans très peu de métiers.

Concernant Audacia, quelles sont tes attentes et tes objectifs pour la suite?

Il y a deux ans, je m’étais fixé comme objectif de racheter au moins une boîte par année. Mon principal objectif reste de trouver des bonnes opportunités de rachat, de les négocier et de les intégrer au groupe si je peux entrevoir une possibilité de croissance ou de synergie. Je cherche toujours quelque chose en lien avec le marketing digital et non avec une activité commerciale physique.

Ensuite, il est nécessaire de se concentrer sur mes sociétés en visant une certaine pérennité mais aussi une croissance et un développement. Il faut continuer de grandir, de manière idéale au même rythme qu’actuellement. Notre développement à l’international, fauché en plein vol par la crise du Covid-19, devra également être repris dans le but de toucher des gros marchés comme les États-Unis et l’Asie.