09/03/2021

« La sensibilité à l’aspect humain fait la force d’un bon directeur d’entreprise. »

Peux-tu te présenter en quelques mots?

Je m’appelle François Bonvin, j’ai 33 ans et j’ai repris la direction de Stickerkid et de Stickeryeti depuis novembre 2019.

Peux-tu décrire ton parcours jusqu’à ton poste actuel?

J’ai commencé par un apprentissage dans le commerce de détail. Puis, j’ai pu bénéficier d’une bourse pour des études à l’Ecole Hôtelière de Lausanne où nous avons lancé notre première start-up “Base7booking” avec, entre autres, Victor Lequet et Andrew Zappella (respectivement Head of Ventures et CTO chez Audacia Group). Après quatre ans d’activité et un déménagement en Allemagne, notre plateforme a été rachetée par Trivago.
À mon retour en Suisse, j’ai commencé à faire du coaching à travers l’association GENILEM qui soutient l’innovation au sein des entreprises vaudoises et genevoises. J’y ai rencontré Alexandre Bonvin (CEO d’Audacia Group) qui m’a parlé de son projet de holding que j’ai rejoint en 2019 pour occuper la direction de Stickerkid et Stickeryeti.

Pourquoi avoir choisi la voie de l’entrepreneuriat?

Je ne l’ai pas vraiment choisie mais je l’ai plutôt saisie par opportunisme. En effectuant notre stage dans le cadre de l’Ecole Hôtelière, nous nous sommes rendus compte avec Victor Lequet, que les logiciels de gestion destinés aux hôteliers étaient mal développés et qu’il y avait une opportunité pour lancer un projet dans ce secteur. C’est pour cela que nous avons, par la suite, développé Base7booking.

Quelles sont les qualités à avoir pour être un.e bonn.e directeur.trice d’entreprise?

Le premier aspect concerne le domaine analytique, c’est-à-dire comprendre les data, les analyser et prendre des décisions basées sur ces dernières. Le côté humain est également un aspect primordial dont je me suis rendu compte ces dernières années. Désormais, je pense avoir cette capacité à comprendre les gens et à les mettre en avant. Selon moi, cette sensibilité à l’aspect humain, couplée à la curiosité et l’envie d’apprendre, font la force d’un bon CEO.

Pourquoi s’être tourné vers le digital?

Depuis tout petit, je suis passionné par le monde digital, l’informatique et les jeux vidéo. Je me suis ainsi familiarisé très tôt avec le monde de l’électronique et cela m’a sans doute poussé à m’orienter vers le domaine digital plutôt qu’un autre.
De plus, même si lors de mon apprentissage je vendais des snowboards et des vélos, j’ai pu remarquer que mon patron de l’époque était déjà tourné vers le commerce en ligne. J’en ai alors déduit que le monde dans lequel on se dirigeait allait se numériser de plus en plus.

Pourquoi avoir repris les rênes de Stickerkid et Stickeryeti?

J’ai avant tout choisi de travailler avec Alexandre Bonvin, avec qui je partage la même vision et la même ambition, plutôt que l’entreprise pour laquelle j’allais œuvrer. Il s’avère qu’ils recherchaient quelqu’un pour reprendre la direction de ces sociétés et cela m’a directement tenté. À ce moment-là, j’avais toujours été entrepreneur ou gestionnaire mais jamais à la tête d’une entreprise, c’était donc une bonne opportunité pour moi de voir ce que je valais vraiment.

Comment s’est déroulée cette transition?

En amont, j’ai dû me former et me familiariser avec l’environnement de l’entreprise. Quand j’ai repris la direction de Stickerkid et Stickeryeti, j’ai remarqué qu’il y avait beaucoup de changements nécessaires à effectuer dans l’organisation. La transition a été assez brutale car, en plus, les locaux ont déménagé de Nyon à Sion. J’ai repris les manettes en très peu de temps. C’est vrai qu’une restructuration n’est jamais chose facile mais, avec un peu de recul, je suis très satisfait du résultat.

Quels sont les objectifs futurs pour Stickerkid et Stickeryeti?

Le but principal, pour les deux enseignes, est de fournir une expérience en ligne unique et innovante pour les utilisateurs. De nouveaux sites internet et des systèmes de traitement des commandes développés à l’interne vont par ailleurs voir le jour.
Sur le long terme, pour Stickeryeti, il s’agira de maintenir le bon fonctionnement de l’activité et de proposer de nouveaux produits. Pour Stickerkid, en revanche, il faudra chercher à gagner d’autres types d’audience en plus du jeune public actuel.

Quelle est l’importance pour ces entreprises d’être sous la houlette d’Audacia Group?

Tout d’abord, il existe un véritable pôle de talents qui est accessible et avec lequel nous pouvons travailler constamment. Je peux également partager mes expériences avec les différents CEOs de l’entreprise et ne pas avoir la tête dans le guidon. Audacia Group nous permet aussi de bénéficier d’une structure d’entreprise qui regroupe des aspects organisationnels essentiels comme ceux de la fiduciaire, de la comptabilité et des finances.

Pourquoi avoir occupé le poste de “coach entrepreneurial” au sein de l’association GENILEM?

Après le rachat de Base7booking par Trivago, j’ai fait un voyage autour du monde et je me suis rendu compte qu’en lançant leur entreprise, beaucoup de personnes avaient besoin de soutien, surtout organisationnel. J’ai donc commencé, de manière indépendante, à faire du consulting pour quelques start-up et GENILEM m’a ensuite contacté pour que j’intègre leur équipe. L’association étant déjà un leader dans le domaine, notamment dans l’arc lémanique, j’ai accepté de les rejoindre.
Après le succès de Base7booking, je me suis dit qu’il était temps de rendre un peu ce que j’ai reçu et de partager mes acquis et mes expériences avec d’autres personnes désireuses de créer des sociétés innovantes. C’est d’ailleurs à GENILEM que je me suis rendu compte de l’importance de la perspective humaine dans le monde entrepreneurial.